Je n’ai juste pas envie qu’on me foute dans un musée. Être un « classique », ça ne m’intéresse pas. Je bouge, je change… Je suis un être humain avec ses contradictions. Je dis un truc puis le contraire…

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Le public m'identifie beaucoup à mes rôles de râleurs, je ne peux rien y faire. Mais ça ne veut pas dire que je dois être d’accord ou me conformer à cette image.
Pour ceux qui sont passés par des cours d’art dramatique, Molière c’est un peu comme Alexandrie Alexandra de Claude François, ce sont des tubes dont on connaît certaines répliques par coeur.
Je suis plutôt optimiste. Il y a un homme politique qui a dit : « Je suis optimiste parce que le pessimisme, ça ne sert à rien. » C'est vrai. Anticiper le malheur, c'est le vivre, éventuellement, deux fois. C'est une attitude qui n'est pas très productive.
J'aime être un menteur réussi. Jouer et être cru, c'est quelque chose d'un peu enfantin. Comme quand on voit une peinture et qu'on dirait une photo.
En général, c'est la qualité d'écriture qui me décide à accepter un film. Et je dois avouer qu'il y a eu des propositions de génies du cinéma que j'ai refusées parce que je n'aimais pas le scénario. Je ne me fonde pas sur la réputation du metteur en scène. Pour être vraiment sincère, je n'accepte que ce que je me sens capable de jouer.
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Les pédants habitent à la télé, on a l’impression que c’est leur appartement tellement on les voit. Il y a des milliards de Trissotin, de gens qui ont tout compris, qui savent tout mieux que tout le monde. Ce sont surtout les vedettes, les philosophes, les chroniqueurs qui ont la science infuse, contrairement aux autres qui n’ont rien compris.
J’aime mon métier, tout simplement. S’il fallait que je le fasse seulement quand je m’écris des rôles, je ne bosserais pas beaucoup. Alors je travaille. J’ai le luxe financier depuis au moins Cuisine et Dépendances (1993) de pouvoir être exigeant dans mes choix. Je lis un scénar. Il me plaît, il me fait rire, il m’intéresse ; j’y vais. Je ne cherche pas à savoir si ça change ou pas, si je me «mets en danger» ou quoi que ce soit…
J’aime mon métier, tout simplement. S’il fallait que je le fasse seulement quand je m’écris des rôles, je ne bosserais pas beaucoup.
Le public m'identifie beaucoup à mes rôles de râleurs, je ne peux rien y faire. Mais ça ne veut pas dire que je dois être d’accord ou me conformer à cette image. Les gens trouvent que je joue toujours la même chose? Tant mieux pour eux! Je pourrais leur prouver le contraire. Mais j’ai franchement autre chose à foutre. Je connais la névrose des gens, à vouloir tout ranger dans un tiroir. Donc rien d’extraordinaire, il y a des clichés sur moi comme il y en a sur tous les sujets.
Le public m'identifie beaucoup à mes rôles de râleurs, je ne peux rien y faire. Mais ça ne veut pas dire que je dois être d’accord ou me conformer à cette image.